Le mal a dit maladie

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Nous avons de nombreuses croyances face à la maladie: faiblesse, échec, punition, châtiment, défi, leçon de vie, destin, déconnexion au soi, avertissement, cadeau du ciel, opportunité de connaissance de soi, etc. Et si c’était plutôt juste … une maladie? Comprendre son karma, connaitre son dharma, rechercher artha …est-ce utile? À chaque instant apparait quelque chose de nouveau, une nouvelle expérience, car la vie est changement et mouvement incessant. Le passé et le futur n’existent pas. Il n’y a que l’expérience de l’instant. On ne peut alors que vivre pleinement en conscience.

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amour

coeurimg_1373La jalousie n’est pas de l’amour, c’est juste un désir de possession. L’amour ne peut pas être limité à une personne, il n’est pas limité, ni par le temps, ni par l’espace. Il est illimité. Il est là, sans raison. Il est partout. Il est la source de la vie. Le manque (le besoin) est une déconnexion à soi, à ce qu’on est : amour.

L’amour n’est pas dans la peur, mais dans l’audace. L’audace d’être, simplement. L’amour est confiance et liberté.

Prévention

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Sécurité illusoire. La prévention est inutile. Elle ne peut pas empêcher les choses d’arriver. Les difficultés, la maladie, la mort, et aussi la Joie peuvent survenir à chaque instant. Oui, il faut prendre soin de soi (corps-esprit), maintenant. Puis, il faut seulement être prêt à accepter ce qui jaillit. Tout est possible. C’est juste une expérience. L’avenir n’existe pas, alors autant lâcher-prise pour VIVRE pleinement, avec ce qui se présente maintenant! Envolée, l’anxiété ! Liberté ! Viva la Vita !

Se sentir soutenu

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Sentir que quelqu’un se soucie de soi, sentir la présence de l’autre, se sentir soutenu, aimé (gratuitement, inconditionnellement), « to feel cared about », fait tellement de bien!  Je suis toujours très étonnée quand quelqu’un me dit qu’il/elle a pensé à moi!

On a tous vécu des moments difficiles où l’on se retrouve seul(e). Parfois il faut affronter les défis seul(e) pour développer son autonomie, mais recevoir et accepter le soutien de l’autre est très puissant. Cela aide à mieux gérer ses émotions en prenant du recul, cela stimule la résilience, nourrit et ouvre le cœur, et favorise la capacité de se soucier aussi des autres en développant la connexion interpersonnelle.

Ne pas avoir peur de l’attachement ou la dépendance à l’autre… on est tous connectés et dépendants de toutes façons. Laissons les peurs au placard! L’important n’est pas la/les généreuses personnes (ou Dieu, la Vie…), bien appréciables, mais l’émotion ressentie intérieurement. Alors apprécions et profitons pleinement de ce sentiment riche et nourrissant en le laissant imprégner chaque cellule du corps!

Toi qui lis ces lignes, sache que je suis intimement avec toi, je me soucie de toi (même si je ne te connais pas). Je te soutiens dans tout ce que tu es et ce que tu fais pour être toi-même.

Le mal existe-t-il?

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Le Bien, le Mal…ou des nuages?

Pour les croyants, oui, bien sûr, il y a Dieu et Satan: L’un crée le Bien, l’Amour, la Paix… L’autre crée le Mal, la guerre, la maladie, la violence, la souffrance… Le Mal pourrait aussi être l’autre côté de la même pièce: l’ombre, l’absence de lumière, le manque d’amour…

Mon parrain jésuite raconte qu’un jour, il se trouvait dans une famille musulmane, en train de regarder les nouvelles à la télévision. Le père de famille s’est soudainement mis en colère en entendant parler des grandes oeuvres humanitaires entreprises par le Pape et les missions catholiques pour aider des pays du Tiers-Monde. Pour lui, il s’agissait d’opportunisme, de colonialisme, etc.                     Le Bien existe-t-il?

L’essentiel, je crois, n’est pas dans les mots, mais dans l’attitude de mon parrain. Souriant, il n’a fait aucun commentaire personnel, aucune critique, aucun jugement.

 

Grandir

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C’est quand on est fatigué, blessé, ou malade (comme face à tout obstacle ou défi!) qu’on a la plus grande opportunité de grandir. Développer de la compassion pour soi, mais sans complaisance. Il faut simplement observer ses réactions avec conscience. Accepter ce qui est là, sans lutter, sans jugement. Lâcher prise et se détendre complètement, physiquement et mentalement. Simple fatigue, cancer ou deuil, tout est l’occasion de mieux se connaitre.

Épreuves

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photo: Marcello Casal Jr/ABr

 

Et si l’on changeait notre façon de voir la maladie, les épreuves? Si on arrêtait de les considérer comme un malheur, une défaillance, une punition méritée, ou un mal nécessaire pour trouver le bonheur (ou se libérer)? Elles font peut-être partie d’un processus d’évolution (pouvant déclencher changement, prise de conscience, ou libération corporelle). Si, au lieu de les refuser, on acceptait simplement les épreuves comme une opportunité de vivre différemment, de vivre avec plus de conscience?